Le label EUR-ACE reconduit: tout bénéfice pour la Polytech et ses étudiants

S’appuyant sur un audit et des entretiens avec plus de 120 personnes (enseignants, étudiants, diplômés et employeurs), la Commission des Titres Ingénieur (CTI) a récemment confirmé la conformité de tous les cursus, sans exception, aux standards européens pour l’accréditation des Masters en ingénierie dispensés au sein de la Faculté Polytechnique de Mons. Pour les étudiants et les diplômés, cette nouvelle constitue un atout supplémentaire pour leur mobilité et leur offre des opportunités de carrière en Europe.
Ils sont en effet assurés d’obtenir un diplôme et les compétences correspondant aux standards académiques et professionnels européens.

La CTI désigne la Commission des Titres d’Ingénieur, un organisme indépendant français ayant pour mission de développer la qualité des formations d’ingénieur. Elle accrédite les formations d’ingénieur selon son référentiel, essentiellement dans l’espace francophone européen et africain. La Faculté Polytechnique de Mons a obtenu l’accréditation pour l’ensemble de ses six masters, sans exception, et ce, jusque 2019. Comme la CTI est membre à part entière des organismes européens en charge de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur, tous nos diplômes
portent le label européen de référence EUR-ACE ».

C’est un excellent résultat dont nous pouvons être fiers et qui témoigne de la vision cohérente qui a inspiré la réforme de nos programmes de formation. L’équilibre entre théorie et application, entre science et technologie, est atteint par l’organisation de projets encadrés tout au long des cinq années de formation. Les contacts avec le monde de l’entreprise sont favorisés au cours des études, notamment par un stage en entreprise d’une durée de 2 à 3 mois, organisé au bénéfice de tous les étudiants de Master. La réputation des diplômes belges d’ingénieur civil est bien établie. Il faut toutefois bien réaliser que cette notoriété peut s’estomper dès lors que l’on s’éloigne de nos frontières. Pour la Faculté Polytechnique, l’appartenance au réseau T.I.M.E. qui permet des doubles diplômes avec des institutions aussi prestigieuses que Centrale/Supélec, Politecnico di Milano, TU Wien, ISAE-Supaéro, pour n’en citer que quelques-unes, contribue certainement à la reconnaissance internationale de l’Université. Le label européen EUR-ACE permet aux employeurs, tant privés que publics, de s’assurer de la qualité de la formation des diplômés. Notre formation d’ingénieur civil, menée dans une université, permet également de former nos étudiants à la recherche scientifique : c’est là une des spécificités du travail de fin d’études qui doit également être soulignée au-delà de la reconnaissance par la CTI.

Les diplômés ingénieurs ont l’assurance que leur programme rencontre les critères de qualité les plus élevés en Europe, ce qui favorise leur mobilité internationale. L’accréditation CTI leur permet de porter en France, grâce à la publication au Journal Officiel en tant que diplômes d’établissements étrangers admis par l’État, le titre d’Ingénieur diplômé, ce qui leur fournit une équivalence directe utile pour des emplois dans la fonction publique outre-Quiévrain. En chemin inverse, la FPMs de l’Université de Mons présente une attractivité renforcée pour les étudiants français. Ceux-ci peuvent trouver chez nous une formation d’ingénieur sur cinq ans, équilibrée et épanouissante, alternative aux classes préparatoires et grandes écoles, sans souci d’équivalence de diplôme.

La Polytech renforce d’ailleurs sa communication vers le public français par sa présence sur les salons de l’étudiant du Nord de la France.

La procédure d’accréditation nécessite la mise en place d’une démarche qualité complète : définition d’objectifs à atteindre, réalisation d’un plan d’action, évaluation de l’atteinte de ces objectifs, et ajustements des pratiques pour l’amélioration des formations. Ceci nécessite la rédaction de rapports, la collecte d’indicateurs, mais surtout une démarche participative regroupant
les étudiants, le personnel facultaire et les entreprises elles-mêmes. Les enseignants conçoivent et réalisent les programmes de formation en veillant au développement et à l’évaluation de compétences ; les étudiants émettent des propositions d’amélioration ; les employeurs, dans des comités consultatifs pour chacun des six Masters, émettent des avis sur la pertinence des
formations proposées. Les deux journées d’audit, en présence des experts en charge de l’évaluation, ont mobilisé plus de 120 personnes internes et externes à l’Université. C’est précisément cette plus-value dans l’action collective entre le personnel de l’Université, les étudiants, les diplômés et les employeurs qui a suscité l’adhésion de tous. La démarche qualité cadrée par l’accréditation CTI s’est révélée comme un dispositif fédérateur permettant d’assurer un progrès contrôlé dans l’évolution de nos programmes de formation.

Texte repris de l’article publié dans LUMONS 24.

Quelques astuces pour améliorer ses courriers électroniques

  • Définissez un objet pour votre courriel avec quelques mots-clés: évitez de laisser vide le champ définissant l’objet, il risque d’être dirigé vers le répertoire du courrier indésirable!
  • Soyez concis! Dans beaucoup de cas, seules les deux ou trois premières lignes de votre email vont apparaître.
  • Soyez clair quant à l’action attendue de votre destinataire. Beaucoup de personnes (dont moi!) utilisent leur boîte de réception comme une liste de tâches à effectuer: un courriel = une seule action attendue.
  • Si vous sollicitez un rendez-vous, précisez et documentez l’ordre du jour.
  • Évitez d’envoyer des fichiers attachés de trop grande taille (si leur taille dépasse 1 Mo, préférez un site de dépôt comme Dropbox, SpeedyShare, WeTransfer… ).
  • Le nom de chaque fichier attaché doit être explicite. Évitez « Presentation.ppt », « Rapport.doc » : préférez « TurbineProject_JacquesPelton_140315.ppt », « ResoluExerciceEngrenage_AlexHenriot_161111 ». (Indiquez votre nom ou initiale, une date, évitez les espaces et les caractères accentués dans les noms de fichiers).
  • Identifiez-vous avec une signature appropriée (indiquez votre numéro de téléphone s’il est question d’un rendez-vous ou d’une réunion)

Sandy Tirtey, plus loin et plus haut

Sandy Tirtey, diplômé ingénieur mécanicien de notre Faculté en 2002 est nominé pour les « Trophées des Belges du Bout du Monde » (Adrien Joveneau, RTBF), dans la catégorie « Nouvelles Technologies ».

On peut se réjouir de l’existence de cette initiative qui promeut notre métier d’ingénieur civil et reconnaît celui de nos diplômés qui est assurément « le plus au but du monde » puisqu’il dirige un projet de lancement de fusées à Auckland en Nouvelle-Zélande. https://www.rocketlabusa.com/

Sandy Tirtey, actuellement Vice President of Vehicle Systems, Orbital Program at Rocket Lab, n’a jamais ménagé ses efforts au bénéfice des étudiants de la Faculté Polytechnique de Mons puisqu’il a mis en place un programme d’échanges d’étudiants lorsqu’il était employé comme enseignant-chercheur à l’University of Queensland en Australie et a déjà donné une conférence brillante à destination des étudiants de la Faculté.

Votez pour lui ! http://campagne.rtbf.be/quiz/263763_272/.html

L’innovation là où on ne l’attend pas!

Un fibre optique pour la détection d’incendie, du Tyvek pour un portefeuille iNOWAnt, de la sécurité informatique à GoGo, … les bonnes idées ayant mené à des réalisations innovantes n’ont pas manqué lors de la Master Class de ce mercredi 22 octobre coorganisée par l’Agence de Stimulation Économique (leur dossier sur l’entrepreunariat vaut vraiment la peine d’être lu!), Creative Wallonia et le Club Entreprendre Polytech Mons Alumni. Un vent nouveau souffle sur le Hainaut grâce aux étudiants, collègues et diplômés plus inspirés les uns que les autres. L’innovation est désormais le dénominateur commun attendu entre les trois missions fondamentales de l’Université : mission d’enseignement, mission de recherche et mission de service à la société! Mon discours introductif

 

Panamarenko, Docteur Honoris Causa de l’Université de Mons

Ce vendredi 3 octobre 2014, j’ai eu le bonheur de présenter Panamarenko à l’occasion de la Rentrée académique de l’UMONS durant laquelle six titres de Docteur Honoris Causa ont été décernés. Cette cérémonie fut l’occasion de rappeler combien l’Université  tient à son rôle d’agent culturel au bénéficie de la société.

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Le Recteur Calogero Conti et le Docteur Panamarenko après la remise des insignes

 

Voici le discours que j’ai pu prononcer à cette occasion et dont le texte est enrichi de liens vers les images et vidéogrammes illustrant l’oeuvre de l’artiste Panamarenko.

Monsieur le Recteur,
Chers Collègues,
Dear International Guests,
Mesdames, Messieurs, en vos titres et qualités,
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M. Henri van Herwegen est né en 1940 à Anvers, première ville belge qui accédera au rang de Capitale Européenne de la Culture. Se jouant de l’équivoque qui peut naître entre le nom d’un général russe capté par hasard sur une radio qu’il bricole et celui de la plus prestigieuse compagnie aérienne américaine durant les années ’60, il adoptera très rapidement son nom d’artiste, Panamarenko: une manière sans doute de prendre pacifiquement le contre-pied de l’opposition Est-Ouest dans cette période marquée par la Guerre Froide.

Anti-conformiste, Panamarenko est une personnalité exceptionnelle du monde de l’art contemporain. Artiste ingénieur, son esprit et son œuvre vont développer pendant plus de 50 ans une célébration continue du mouvement.

Dès son adolescence, Panamarenko s’intéresse à la mécanique, il lit des ouvrages scientifiques, il se révèle très bon dessinateur ; il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts à Anvers. Il préfère toutefois se réaliser dans un travail plus technologique et s’intéresse à l’électronique et aux télécommunications. Après un intermède sous les drapeaux, divers happenings à Anvers le remettent sur la voie de l’art. Il y crée avec d’autres artistes une galerie d’art Wide White Space.
Tout s’enchaîne alors rapidement, les œuvres de jeunesse du début des années ‘60 suscitent l’intérêt mais Panamarenko se met alors à concevoir parallèlement à ses objets poétiques des engins plus ambitieux voués à l’exploration terrestre, maritime, océanographique, aérienne ou spatiale. Alors qu’il ne les considérait pas a priori comme œuvres d’art, ses amis le convainquent du contraire. La Prova Car, version poétique d’une voiture prototype dont l’aérodynamisme ne déparerait pas celle des prototypes actuels du Concours Shell Eco-Marathon, est la première œuvre du genre à être introduite dans une galerie. Das Flugzeug, avion-hélicoptère d’une envergure de 16 m, dont les deux rotors en polystyrène sont actionnés par des pédales, quitte son atelier en 1967 pour être exposé à Düsseldorf, et faire ensuite sensation à Eindhoven, New York, Berlin, …

Le bricoleur affine ses lignes, l’artiste prend son envol.

Ses réflexions et recherches insolites sur l’espace, la mouvance, le vol, l’énergie et la gravitation se font plus précises et débouchent sur des créations d’autant de bolides, de chaussures magnétiques, de sous-marins, de tapis volants, d’oiseaux, d’hydravions, de dirigeables ou de soucoupes volantes… Des constructions toujours oniriques, spectaculaires, étranges mais toujours ludiques et qui révèlent ses talents d’artiste prolifique et polyvalent.

Panamarenko a développé une œuvre originale, totale, dans le sens où l’objet final est valorisé non seulement dans sa réalité physique mais aussi dans le processus créatif impliquant esquisses, schémas, dessins, plans, maquettes : tous supports graphiques et matériels qui témoignent de la démarche de conception autant que l’objet d’art en lui-même.

C’est bien là le sens de l’appréciation d’une œuvre d’art : le plaisir d’une curiosité, d’une recherche, d’un développement, d’un cheminement. Ratures, ajouts, annotations, notes de calcul nous rappellent l’essence itérative, imprévisible, humaine du processus créatif. Nous partageons ainsi la dynamique de conception d’une œuvre qui nous implique dans son interprétation, nous devient plus accessible et nous interpelle davantage. Dans un monde matérialiste, trop souvent, le résultat, dans son état fini, seul, compte. Avec Panamarenko, il n’en n’est rien : le voyage prévaut sur la destination, la trajectoire s’apprécie davantage que le point d’arrivée, le développement lui-même porte autant de sens que la conclusion… comme dans nos formations universitaires où les cursus de formation et d’apprentissage s’avèrent prendre bien plus de valeur que le diplôme lui-même.

J’aimerais citer l’exergue d’un de ses ouvrages d’art destinés au public et qui porte un titre qu’envie mon syllabus de construction des machines : « Tekenen en rekenen », et que je me permets de traduire en français :

« On ne peut pas jouer avec les formules mathématiques tant que l’on ne comprend pas les fonctions. Cela prend des années pour comprendre ce que l’on fait ou réalise, parce que les puzzles abstraits sont plus difficiles que les projets. Et lorsque l’on parvient à la fin à démêler l’écheveau, apparaît, quelque chose de clair et précieux sur le fonctionnement des choses, un univers sans fin d’une diversité hors du commun. »

Dessinateur, peintre, sculpteur, assembleur, Panamarenko incarne l’artiste complet, s’investissant dans l’aboutissement d’un projet qu’il conduit intégralement de la génération de l’idée à sa matérialisation. C’est un artiste qui s’amuse en expérimentant et qui nous fait partager ce plaisir sans hermétisme et sans prétention. Sa capacité à relier, par le dessin et le calcul, concept et réalisation dans chacune de ses créations artistiques est emblématique d’une démarche de projet artistique où rien n’est dissimulé, révélant toute l’esthétique, la poésie et surtout l’esprit de l’œuvre.

Pour toutes ces raisons, nous nous réjouissons d’accueillir M. Panamarenko dans notre communauté universitaire et vous demandons, M. le Recteur, de lui remettre le diplôme et les insignes de Docteur Honoris Causa.

Voici quelques liens supplémentaires liés à l’actualité de Panamarenko:

D’autres photos et informations seront ajoutées dans les prochaines semaines…

Les défis internationaux de l’enseignement supérieur

La croissance du nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur est une réalité dans plusieurs pays d’Europe… et à l’Université de Mons en particulier (+5% par an depuis 4 ans). Hors Europe, celle-ci s’exprime souvent avec un taux annuel à deux chiffres. En 1970, l’Europe et l’Amérique du Nord totalisaient environ 50% du nombre des étudiants de l’enseignement supérieur dans le Monde: en 2014, moins de 20%. La démocratisation de l’enseignement supérieure dans les pays à forte croissance démographique justifie cette évolution dont nous ne pouvons prendre la mesure que difficilement et partiellement. Les enjeux de l’enseignement supérieur sont plus internationaux que jamais et remettent en question l’organisation même des études universitaires lorsque les moyens humains et financiers posent problème.

Une conférence abordant les enjeux internationaux supérieurs est proposée régulièrement. On en trouve ici un diaporama.

Présentation de la conférence